En révisant
(c’est rare mais ça m’arrive, l’échéance du concours se rapprochant trop
rapidement à mon goût), je lis que le comparatif des recensements de 1990 et
1999 met en exergue deux faits : les femmes cadres vivent plus souvent
seules que les autres, les familles monoparentales ont dans 9/10ème
des cas pour chef de famille la femme.
Ce fait n’est
pas nouveau, certes, cependant je ne peux m’empêcher de m’interroger.
En effet, si
les femmes cadres, donc socialement et intellectuellement de niveau supérieur (par
analogie rapide et prétentieuse), vivent plus souvent seules, serait-ce parce
qu’elles ont compris que les hommes étaient bêtes et qu’elles n’avaient plus
besoin d’eux pour s’assumer ? Ou bien, sont-elles fatiguées d’entendre à
longueur de journée des âneries sur le statut féminin et ses pseudos
compétences tenant de l’inné pour le ménage et les enfants ? J’avoue que
j’ai rarement fréquenté des hommes tenant ce genre de discours rétrograde mais
la fréquentation de collègues plus âgées m’a permis d’appréhender les comportements
de la génération précédente. Cadres ou non, bien souvent, les femmes restent
cantonnées aux tâches ménagères (popotte, enfants, ménage, courses…) pendant
que messieurs lisent le journal, regardent la TV, voient leurs amis. J’ai
dénombré quelques cas « à part » mais en majorité, elles gardent ces
compétences comme un tribut se passant de mère en fille.
Je me
souviens d’un ex qui me sortit comme argument à sa non participation aux tâches
ménagères que le « gène du ménage » était de sexe féminin. Hum, le « gène
de la fainéantise » doit être alors du genre masculin.
Je ne prône
pas un féminisme exacerbé, je fais seulement un constat illustré par de
nombreuses études. Que n’entend t-on pas encore cette éternelle rengaine :
« Ah, vous avez voulu l’égalité des sexes, assumez
maintenant ! ». Certes, c’est un acquis depuis quelques décennies
mais qui reste à prouver dans la pratique.
Soit,
messieurs, égalité, je veux bien, mais pour tout. Y compris la popotte, les
enfants, et cie, car je ne suis pas plus douée que vous et j’aime lire le
journal, voir mes ami(e)s, glander.
Quand une
femme travaille en qualité de cadre, -je suppose puisque par déduction je suis
socialement et intellectuellement inférieure-, elle passe donc sa journée à
diriger, encadrer, prendre des décisions, être compétente… Aussi je peux
comprendre son désarroi quand arrive le soir et l’heure de retrouver sa
condition de femme traditionnelle : « allez hop, mémère, aux
fourneaux ! » Et c’est normal en plus.
Un monsieur
qui agit ainsi, sera applaudi et envié de toutes.
Pourquoi ? ? ?
On dira d’un
homme qui assume le partage des tâches, qu’il est une perle rare. On dira d’une
femme qui n’assume pas ces mêmes tâches, que c’est une fainéante et une bonne à
rien. Le bat blesse.
Alors
égalité ?
Pour ma part,
je n’ai eu à subir la figure paternelle en raison de son absence. Alors qu’un
monsieur vienne me donner des ordres, il sera bien reçu. Bon, j’avoue que de ce
côté, -j’allais écrire « j’ai de la chance » encore le bon vieux
traditionalisme qui revient même chez les jeunes générations-, aussi, je dirai
« ça marche ». Il y a un certain équilibre penchant même légèrement
en faveur de mon homologue masculin !
Sur le
deuxième thème : la cellule monoparentale à figure féminine. Cela induit
donc des idées bien ancrées : femme = maternelle, rôle prééminent
dans l’éducation infantile, sens du devoir, responsabilité… Je m’oppose
farouchement et j’encourage un équilibre dans ce domaine. Pourquoi un père
serait-il moins apte qu’une femme dans ce domaine ?
Soit, il est
assez courant de voir la figure paternelle disparaître suite à un divorce mais
peut-être aussi à cause de l’amoindrissement de leur rôle. Un peu plus de
considération pourrait peut-être atténuer ce phénomène.
Enfin,
je crois, qu’il reste encore beaucoup d’avancées à faire dans les mentalités des
deux sexes.