14 avril 2005

De l'art du sans-gêne

J’ouvre les yeux. Leur tapage matinal m’a une fois de plus réveillée. Je les regarde se mouvoir dans l’appartement minuscule. Leur air exténué est un spectacle redondant dont je ne me lasse pas. Moi, je me targue de dormir toute la journée, de ne rien faire d’autre que manger, passer de la banquette au futon au fauteuil en cuir. Je contemple d’autres vies par la fenêtre et nul ne me fait le reproche de cet excès de nonchalance. Au contraire, à leur mine ravie, ce doit être une de mes qualités principales.

Pire même. Je suis une mangeuse vorace et je grossis à vue d’œil. Mon embonpoint ne semble pas, outre-mesure, les horrifier. Moi qui aimait tant mon corps athlétique. Ils doivent nettement manquer de bon goût.

Ce n’est pas leur nourriture fadasse qui me ravit, seulement, je ne trouve rien de mieux pour interrompre la monotonie des jours qui se succèdent sans fin. Je m’ennuie. Voilà le mot que je cherchais. Je m’ennuie délicieusement. Seule. Des heures entières à me tenir compagnie, à épier les bruits extérieurs, à tenter d’en trouver le sens. Mon destin aurait pu être pire, j’avoue.


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30 novembre 2004

La boucle est bouclée

Étrange destinée qui nous fait revenir sur des pas oubliés. C’est comme si tout cela n’était qu’une boucle incessante et qu’à chaque tour, nous disposions d’une nouvelle donne. Les cartes ont changé, les règles évoluent, les lieux restent parfois les mêmes. On retrouve des personnes mais les rapports sont revus à la baisse ou à la hausse, les évènements se succèdent avec un léger goût de déjà-vu mais, ils diffèrent.

Hiver 1997 : ma vie bascule. J’entre à 19 ans tout juste dans l’univers des adultes. Je trouve un travail, je continue mes études et je m’occupe de mon frère. Je deviens au regard de la loi, sa tutrice.

Hiver 2002 : C’est la passion violente qui s’est emparée de mon âme, une passion méconnue jusqu’alors malgré une relation de près de 6 ans sans heurts. Je suis alors dans ma 3ème période d’anorexie mais je remonte la pente. Je suis emportée dans un tourbillon de sorties enivrantes satisfaisant ma soif de reconnaissance. J’évolue alors dans un milieu qui m’est étranger. Un peu mal à l’aise malgré tout pour la petite banlieusarde que je suis. Des mondanités, des lieux VIP, la maîtresse en titre du patron. Je perds mes repères. Je dors de temps à autre dans son 200 m² place St-Michel et me rends au taf avec 2 heures de sommeil dans les yeux. Plus rien n’a d’importance sauf revenir après le travail, le retrouver et le regarder évoluer dans son univers. Celui de la nuit. Je suis jeune et je n’ai pas encore compris que cette relation n’était qu’éphémère. Elle sera en pointillé jusqu’en mai.  Je mettrai plus d’un an à m’en remettre.

Mercredi soir, nous retournerons dans ce lieu chargé de souvenirs mais qui font figure maintenant d’images jaunies planquées au fin fond d’un vieux carton oublié. Parce que j’ai à mes côtés, une personne qui me fait un bien fou et qui a effacé, sans le savoir, tout ce qu’il y avait de négatif dans ma vie. (Et puis, c'est surtout pour dépanner et ceux à qui cela ne conviendra pas, et bien, je ne dirai qu'une chose : z'avaient qu'à proposer qq chose ;o).

Hiver 2003 : Je tombe malade assez sérieusement. Je reste enfermée chez moi tout le mois de décembre avec quelques visites à l’hôpital et je finis le jour de l’an à Tenon. Non pas en raison d’une excessive consommation d’alcool mais d’une crise de spasmophilie aiguë qui faillit me faire partir très loin si j’avais été seule ce soir là. Je vais de médecins en spécialistes qui ne trouvent rien de mieux à me dire que « Je ne sais pas ». En janvier, j’en ai marre et cesse tout examen complémentaire. Les ordonnances traînent et seront classées dans un dossier.

Hiver 2004 : Je me retrouve encore chez moi et en arrêt. 4ème crise d’anorexie.

La donne a changé. J’ai rencontré une perle que j’aime, moi qui aime très rarement. Les raisons qui me tiennent cloîtrées chez moi sont moins graves. Une simple entorse (un peu, beaucoup douloureuse) qui me fatigue un peu (c’est un euphémisme). J’attends pour la fin de semaine les deuxièmes résultats d’analyse de la protéine S qui, au regard de ce qui serait qualifiée d’une erreur de labo, a un taux trop bas. En me renseignant un peu, cette protéine détermine les risques d’embolie pulmonaire et de thrombose. Ce qui expliquerait les décès précoces de ma mère (embolie pulmonaire foudroyante) et de mes grands-parents maternels et, peut-être,  ma fausse couche de novembre 2001.

Ce serait génétique. Enfin, je verrai.

Nonobstant, je n’irai pas me plaindre. Je trouverai cela malvenu de ma part. Car ce que je vis aujourd’hui vaut tout l’or du monde et je me dis tout doucement que j’ai de la chance. J’ai une personne que j’aime, j’ai un médecin très bien, j’ai un travail et pleins de projets dans la tête.

Conclusion : je suis une fille du soleil malgré ma peau transparente et mes yeux clairs. Je suis née en août et pas en décembre. Et j’aime pas l’hiver (sauf dans un lit bien chaud, collée à mon amour).

17 octobre 2004

Enfance

Un autre écrit qui sera dans mon livre. Je sais, j'avais promis un post plus gai, mais j'exorcise le passé ainsi. Pas d'inquiétude à avoir, je suis suivie par des médecins ;)


L’enfance ne devrait-elle pas être cette période d’insouciance et de légèreté, avec ses petits tracas vite apaisés par la présence rassurante de ses parents ?


Elle faisait sa révolte d’adolescente à retardement. Elle a compris, ou du moins elle a levé le voile sur ce qu’elle devinait inconsciemment, que le problème émanait de sa relation avec son père. Enfin, devrait-elle dire, sa non-relation, car elle avait toujours cette impression désagréable d’être en sa présence face à un enfant-adulte qui se refuse à grandir et à assumer son rôle de père. Entretenu par son grand-père paternel, il niait ses appels à l’aide, ses cris de douleurs. Sa maigreur et son sourire disparu, les plis soucieux de son visage et la gravité transpirant de son regard ne l’inquiétaient pas outre-mesure. Il disait l’aimer. Comme ses frère et sœur. Non qu’elle remette en doute cette affection singulière, mais elle doutait de sa capacité à être père à part entière.

Papa, pourquoi ne vois-tu pas que je crève sous tes yeux ? Pourquoi ne réponds-tu pas à mes appels ? Pourquoi fais-tu le sourd ?

L’assistance sociale lui avait demandé les raisons de ce contact qu’elle maintenait malgré les blessures qui se faisaient chaque fois plus profondes.


Mais si je coupe les ponts avec lui – je sais que j’ai des raisons de lui en vouloir – que me restera t-il ? Le néant, le vide. Orpheline, je me sens ; orpheline, je serai concrètement. Je te hais pour ce que tu n’es pas, je t’aime malgré tout car tu es mon père...

Il avait fui ses obligations lors de son divorce – prononcé à ses torts pour violence conjugal et alcoolisme avéré – abandonnant ses enfants après maintes promesses non tenues. Il avait exercé son droit de visite, une fois, au début. Elle avait 9 ans. Il leur avait promis mondes et merveilles. Puis, il avait disparu.
Elle apprit, plus tard, qu’il devint SDF et qu’il fut recueilli par son père quelque temps plus tard. Un homme incapable de s’assumer.
Elle se remémore encore le climat de violence extrême régnant à la maison. Les policiers qui venaient souvent, les cris de sa mère, l’absence de son père manquant à ses devoirs, leur préférant la compagnie de ses acolytes de bistros miteux, s’adonnant à son vice préféré, l’alcool.
Elle se souvient encore de sa menace, un soir d’hiver, de tout couper en deux dans la maison, de détruire ce foyer dont sa femme voulait l’exclure définitivement. Elle avait serré son nounours contre elle, les larmes ruisselant sur ses joues enfantines, imaginant le désastre proféré. Ils avaient trouvé refuge chez leur voisine, attendant que l’orage passe. Elle avait eu si peur.
Souvent, le soir, elle pleurait dans son lit, craignant la venue de quelques monstres. Elle était si petite. Et une santé si fragile. Elle avait passé son année de CE2 à l’hôpital. Elle sentait les reproches sou jacents dans le regard de ses parents. Elle leur coûtait cher.
Un soir, alors qu’elle pleurait au rythme des battements de la clepsydre, sa mère était venue la voir lui demandant d’un ton exaspéré ce qu’elle avait encore. De son incapacité à répondre, elle reçut une gifle.

« Maintenant, tu as une raison de pleurer » lui dit sa maman.

Elle la laissa dans le noir. Avec ses peurs, ses démons d’enfant et la douleur cuisante sur sa joue.

05 août 2004

Dans la différence, nous nous apprenons

Je suis partagée. Mon humeur vacille au fil de la journée. Entre pesanteur et bien-être. Rien de bien grave. Quelques déceptions (qui ne sont que la conséquence de mes actions – enfin de mon inaction plutôt), quelques joies aussi. Tout n’est pas si blanc, ni si noir. C’est un charmant camaïeu grisonnant. Et j’aime bien le gris. Il met en exergue les couleurs.

Je fais le bilan de ma vie, phase nécessaire, pour repartir dans le bon sens. Enfin, celui que je vais choisir, quitte à faire demi-tour. Je crois que je suis arrivée à un âge auquel j’aspire à autre chose que de l’éphémère. Je garde ma légèreté pour ce qui me semble le valoir. Pour le reste, j’ai besoin de bases plus solides. Une assise qui n’appartiendra qu’à moi et à ce que j’en ferai. Pour savoir retomber sur terre quand l’envie d’aller trop loin dans les étoiles devient dangereuse.

Peut-être appartient-il à chacun de bâtir son bonheur, non selon un schéma conventionnel et pré-établi par d’autres, mais suivant ses besoins propres. Je sais d’avance que le mien diffère en de nombreux critères de celui qui prédomine. Je regarde tout autour. Je n’envie personne parce que je sais ce qu’il y a au fond de moi. A moi de garder cette certitude et, de faire face à la virulence des reproches et des mises en garde de certains. Chacun a sa vision des évènements. Nous avons un ressenti différent. Je m’en rends compte. Je demande seulement qu’on se garde de croire savoir ce que je ressens et ce que je pense.

Cette tolérance permet d’évoluer ensemble, non dans la même direction, mais au moins, nous nous retrouvons en certains points. Parfois, il arrive que sur notre route, une personne marche à nos côtés. Vers l’île d’Utopia ? Je ne pense pas me leurrer autant. Un idéal, peut-être, mais un idéal accessible : le mien.

J’apprends aujourd’hui à accepter ma différence. Je ne souhaite plus coller à l’image qu’attendent ces autres. Et si je ne me retrouve en eux, je n’y vois plus aucun mal. Car, je n’ignore pas que mes amis adhèrent, à leur manière, à ce partage de valeurs communes. Voilà, toute la richesse que je perçois. Celle d’avoir trouver sur la route sinueuse de la vie, des personnes chères, avec qui le partage, la compréhension, la tolérance et le soutien sont les bases de l’amitié. L’acceptation de nos divergences et la certitude du bonheur.

Pourtant, je peux le dire au nom d’eux et de moi, la vie nous a rudoyés plus souvent que nécessaire. On aurait pu s’aigrir, tomber bas, tourner mal (très mal) mais je vois en eux, en moi, une force peu commune. Pour certains, nous avons su affronter de face la mort, la violence, la délinquance, les trafics en tout genre, l’alcoolisme, la petitesse, l’injustice, l’abandon… Nous avons dû être adultes avant l’heure pendant que certains continuaient d’arpenter les couloirs de la fac. Et même avant cela.

Je ne suis pas née au milieu d’un doux cocon. Chacun a sa croix à porter. Et la mienne se fait de moins en moins lourde grâce à leur présence. La présence de ceux que j’ai choisis pour le meilleur comme pour le pire. Je n’ai plus qu’une chose à dire : continuons contre vents et marées !

03 août 2004

I must be strong and carry on

Eric Clapton en boucle sur la chaîne, l'air est lourd, je devrais dormir. Je sais déjà que je ne pourrais. La pesanteur de la soirée me ferait tourner et me retourner dans les draps trop chauds, trop vides. A peine, reussirais-je à m'assoupir pour me réveiller en sueur et plus fatiguée encore.

J'attends alors que les paupières se fassent trop lourdes pour que je ne puisse plus lutter. Pour ne plus réfléchir, ne plus penser. Un repos salvateur pour ma tête prête à exploser parfois.
Parce que je me maudis aussi. De ne savoir aimer. Plus aimer. Je ne sais. Tout est si confus. Je fais du mal. Je ne le veux. Plus.

Je m'abrutis de lectures pour cesser de me torturer. Je n'arrive à m'empêcher de me violenter pour sortir quelque chose de moi. Une émotion quelqu'elle soit. Je ne trouve que de la lassitude, et au détour, insidieusement, une pointe de cynisme que je m'efforce d'étouffer. Je ne veux goûter à cette coupe de fiel si tentante.

Alors, il y a l'écriture. Il y a la peinture et ses odeurs d'huile de lin et d'essence de térenbenthine. Le tableau sèche, je vais bientôt pouvoir le continuer. Peindre mon rêve, ma quête. Ce pour quoi chaque jour, je me lèverai et je continuerai.

C'est cette maison au bord des falaises qui regorgera de souvenirs délicieux. Ce sera cet endroit de calme, loin de tout, où les fièvres artistiques ne rencontreront plus la contrainte du quotidien et de l'espace. Ce sera ce bout de jardin où je pourrai m'allonger dans les herbes folles en écoutant le murmure de l'océan, l'appel du large en contemplant la voute étoilée.
Ce sera cette odeur de bois humide mélangé de cire, l'écho des pas sur le plancher. Ce sera le réveil matinal en ouvrant les lourds volets qui laisseront entrer la lumière dans mon coeur et le chant de la nature qui s'éveillera. Ce sera mes pieds nus sur le carrelage et le café qui m'accueillera. Ce sera les amis qui arriveront avec le pain encore tiède et leurs sourires. Ce sera, peut-être, quelqu'un qui sera là et saura me faire taire, ce quelqu'un qui comprendra que ce que je dis n'est pas forcément vrai. Ce quelqu'un qui m'enlacera en réponse à mes délires, à mon inconstance. Qui me comprendra et comprendra ce rêve. Qui saura en épouser les aspérités et en ressentira les vibrations au plus profond de lui. Tout cela sera une communion des âmes qui se rencontreront en ce lieu d'exception. Un partage vers ce qu'il y a de plus beau et de plus pur. Indéfiniment. Alors, quand il prendra racine dans ma réalité, je saurai me poser.

Ce temps est encore loin, la route est longue pour y mener. Elle nécessite beaucoup de volonté et encore des expériences à vivre. J'ai à apprendre, j'ai à poser les bases solides pour qu'un jour, cela devienne possible. Dans ma tête, dans mon coeur, dans ma vie.

Et ce tableau sera là pour me le rappeler quand je faillirai, lorsque le doute se fera trop fort.
Je le veux, je le peux. On peut revenir de très loin. Pour demain... Je veux y croire comme quand petite fille, je fermais les yeux très forts, et que je priais, tous les soirs, dans mon lit, pour que maman rencontre quelqu'un... qui n'a jamais trouvé le chemin.

Je vais tracer ce chemin pour me trouver déjà.

I'll find my way through night and day...

13 juillet 2004

Je m'appelle Alice...

Longue discussion avec Steph. Très instructive en fait sur moi. Il en sort que je suis une frustrée du temps. Je suis comme le lapin blanc n’ayant pas le temps et courant en tous sens dans le but d’attraper au vol quelques minutes et quelques heures. Voilà, ce que je n’aime pas par dessus tout, c’est qu’on me fasse perdre mon temps. Je gère, je m’organise, je fais deux-trois choses la fois. Je ne sais pas me poser sans rien faire. J’ai entamé une course contre la montre où seules les aiguilles comptent.
J’ai un schéma bien défini dans ma tête, une ligne de conduite bien établie, des buts à atteindre et tout ce qui en sort m’exaspère.
J’intègre les faits comme des données que j’entre dans mon bel ordinateur de gestion personnalisée et plus les années avancent et plus je dois gérer de données.
Même mes temps de fainéantise sont intégrés dans le système. Je sais quand je peux me permettre de ne rien faire et jusqu’à quand.
Je sais aussi ce que je veux dans la vie et je compte bien m’en donner les moyens. A la rentrée : mardi = anglais, dès maintenant : jeudi = révisions du concours à la bibliothèque.
Entre midi et deux : en alternance, surf et mails et révisions.
Je réfléchis de trop, on me qualifie de cérébrale.
J’ai un tempérament de Lion : ça passe ou ça casse, c’est tout ou c’est rien. J’avance, c’est tout. Et tous les obstacles sont mis de côtés. Parce que je veux aller à l’endroit que je me suis fixé.
C’est bien et c’est mal. En fait, il n’y a jamais de manichéisme mais je ne sais de quel côté penche le plus l’aiguille.
Mais c’est comme ça que je me sens vivre. Que je me sens dans mon élément. Débordée et hyperactive. La solitude et les temps morts me glacent.
Je crois seulement que je dois être plus conciliante sur les imprévus et moins exigeante par rapport à autrui. J’ai toujours cette impression que les gens sont bâtis sur le même modèle et je reste dépitée quand je fais le constat de cette erreur.
Il y a une donnée que je n’avais pas prévue, que je n’ai pas mise dans mes cases bien étudiées de mon plan de vie : c’est cet ange.
Alors, je suis un peu ébranlée par ce charmant imprévu. J’ai encore du mal à relier tous les points et faire la part des choses. Ouais, là j’ai besoin d’un coup de main.

Alice, rattrape le temps perdu à papoter et à écrire : va taffer.

08 juillet 2004

Nostalgie

Envie de rien faire aujourd’hui. Pourtant, il va falloir, ne serait-ce pour que l’heure du départ arrive plus vite.
A entendre parler ces gens de lointains horizons, je sens la voyageuse dans l’âme se rebeller au fond de moi. Où sont passés mes voyages ?
Surtout, un pays dont je suis tombée amoureuse, un pays couleur d’ocre, un pays magique entre désert et fleuve paresseux sous la chaleur estivale à plus de 40°C, les felouques et les chameaux, les pierres et les oasis, entre misère quotidienne et richesse d’un lointain passé.
L’accueil amical de ses autochtones, le thé à la menthe, les échoppes qui s’étalent à perte de vue sous les yeux envieux des passants, de l’or et des gemmes à profusion, de l’argent et des épices, mille petites choses issues de l’artisanat local, et même l’odeur de la chicha (qui me donne la nausée)… La tiédeur des soirées, l’appel du muezzin, la magnificence des mosquées… Je rêve… Je m’attarde dans la douce nostalgie d’un pays où je retournerai un jour.
Parce que je l’aime à part entière.
Ce n'est pas encore l'heure. Plus tard...

29 juin 2004

Descente aux enfers...

...d'hier.
Parce que je vais bien, je me permets de regarder parfois en arrière. Ceci explique cela et mon désintérêt de certains diktas actuels.
Parce que je ne veux plus revivre cet enfer, parce que le chemin qui y mène n'est jamais bien loin, parce que la tentation est grande. Parce que je ressens encore les traces d'hier. Parce qu'il m'arrive encore de ne plus vouloir manger ou l'inverse...
Alors je relativise et me dis qu'il y a autrement plus de choses importantes... Que cela ne vaut pas la peine. Que le sourire et le bien-être prévalent sur le reste. Ils sont communicatifs et attractifs.
On a sûrement des yeux pour voir mais surtout on a des sens en éveil à combler par mille richesses.
Il y a tellement à perdre à ce jeu dangereux : ses cheveux, ses forces, soi-même, un enfant...

Extraits...

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Et je veux vivre aujourd'hui. Je ne veux plus de cette petite mort programmée. Parce qu'il y a encore tant de choses à découvrir, tant à vivre. Oui, aujourd'hui je veux vivre pleinement sans me perdre en futilité. Il y a tellement à gagner. :)