21 janvier 2005

Des ronces qui écorchent

Je ne sais pas pourquoi mais j'ai cette petite boule d'angoisse, là toute planquée dans mon ventre, qui me taraude.
Je ne sais pas pourquoi j'arrive pas à voir les choses en rose. J'ai comme l'impression de me débattre dans des marécages et de m'enfoncer de plus en plus. Chaque fois que je crois réussir à remonter à la surface, une nouvelle vague de boue s'abat sur moi.
Un combat sans fin ni trêve qui dure depuis bien trop longtemps. Y 'en a qui naissent dans des roses des tulipes, j'ai dû voir le jour dans des ronces.

07 janvier 2005

confessions...

Elle n'était pas du genre à se faire remarquer.
C'était jamais elle qu'on invitait à danser.
Elle avait plutôt l'impression de gêner.
Peut-être avait-elle envie de tout casser.

Elle habitait plus loin, dans la rue d'à coté.
Je suis sûre que vous l'avez déjà rencontré.
Son visage était transparent comme l'été
Mais elle avait toujours l'air de s'ennuyer.

Elle voulait toucher le soleil.
Rien ne sera pareil,
Perdu dans son sommeil
Et puis les nuages étincellent
Sur des étangs de miel
Et mes larmes s'emmêlent.

J'ai toujours su qu'elle allait partir en fumée.
Elle aurait tout donné pour se faire oublier.
Un matin, en silence, elle s'est défilée
Et elle est partie sur la pointe des pieds.

Elle avait décidé de ne plus s'inquiéter.
C'était la fin de l'hiver, mais elle s'en foutait.
Au bord du quai, doucement elle a sauté.
Ses cheveux, lentement, dans l'eau ont flotté.

Elle voulait toucher le soleil.
Rien ne sera pareil,
Perdu dans son sommeil
Et puis les nuages étincellent
Sur des étangs de miel
Et mes larmes s'emmêlent.

Elle avait décidé de ne plus s'inquiéter.
C'était la fin de l'hiver, mais elle s'en foutait.
Au bord du quai, doucement elle a sauté.
Ses cheveux, lentement, dans l'eau ont flotté.

Elle voulait toucher le soleil.
Rien ne sera pareil,
Perdu dans son sommeil
Et puis les nuages étincellent
Sur des étangs de miel
Et mes larmes s'emmêlent.

Elle voulait toucher le soleil.
Rien ne sera pareil,
Perdu dans son sommeil
Et puis les nuages étincellent
Sur des étangs de miel
Et mes larmes s'emmêlent.

-Niagara-

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Le disque tourne sur la platine vinyle. Il n'y a pas de mode "repeat" aussi, je me lève plusieurs fois pour remettre la chanson. Elle me rappelle mon adolescence. Mes incertitudes et mes doutes. Mon introversion maladive d'alors. Elle est le reflet doux-amer de cette période encore vive parfois.

Je ne suis plus la jeune fille quasi muette d'antan, mais j'ai gardé mon univers imaginaire accessible à peu voire personne. Il me protège des infamies et de l'hypocrisie qui peuvent de temps à autre se dégager du quotidien. Il est une barrière entre moi et les autres que j'entretiens toujours malgré moi.

On avait appris cette chanson en troisième. Un professeur de musique vite appelé à disparaître au regard des obligations militaires. A la place, on a eu un autre professeur de musique qui nous faisait chanter en espagnol alors que nous étions une classe d'allemand première langue.

Elle s'en foutait...

Comme les trois quarts du temps.

Elle voulait toucher le soleil...

J'essaie toujours.

Maintenant, je peux l'écrire : cela fait une semaine que j'ai cessé mon traitement. Ce sera au grand dam de mon médecin. Elle voulait que je continue. Je ne le désirais pas. Alors, du jour au lendemain, j'ai laissé dans le placard ces anti-dépresseurs qui loin de me procurer un équilibre, menacait mon essence.

Il y a un mois, j'ai confié à une personne de confiance, les effets inquiétants de ces petits cachets. Nul autre que lui savait que je ne voyais plus rien qui me retenait sur terre. Certain évènement m'a foutu une claque dans la gueule. J'y ai vu ce que je deviendrais si je continuais ainsi. Je fleurtais dangeureusement avec l'idée de mettre un terme à tout cela. Or, je savais, bien que des tentatives échouées ont marqué mon adolescence, que ce n'était pas moi. Pire, je gardais cela en moi, furieusement caché à autrui afin de m'assurer de ma réussite au cas où...

Doucement, elle a sauté...

Trois fois, j'ai sauté. Avant. Il y a longtemps.

C'est pourquoi, il y a une semaine, j'ai cessé de croire aux vertus soi-disant miraculeuses de ces molécules. C'est pourquoi, je ne compte plus que sur ma seule volonté pour m'en sortir. Et enfin, ressentir sans anesthésiant.

C'est pourquoi, aujourd'hui, je veux croire en demain.

Que cela puisse servir à quelqu'un.

No comment, please.

16 décembre 2004

Egoïsme à l'état brut

Egoisme

10 décembre 2004

Introspection 2

Il y a encore une part en moi que je déteste. Je vomis certains de mes gestes et certaines de mes pensées. Je suis un être dichotomique. Reste cette partie que je n'ose montrer déjà pas à moi-même. C'est à peine si j'avoue sa présence.
J'ai envie de me jetter à fond dans le bonheur mais il y a toujours ce boulet que je traîne depuis si longtemps et dont je n'arrive encore à me détacher. Alors que je souhaite m'envoler, il me retient sur terre. Je n'arrive encore à laisser la joie m'envahir. La faute à qui? On accusera les cachets, on jettera  l'opprobre sur des  parents fautifs, on bousillera son corps par masochisme et on dira que ce sont les traces d'une adolescence malmenée. Et je m'en veux. Il serait grand temps que j'entre dans le monde des adultes et que je me départisse de ses comportements destructeurs en tout sens.

29 novembre 2004

Souhait

Faites que ce soit une erreur de labo, faites que ce soit une erreur de labo, faites que ce soit une erreur de labo...
Je veux pas mourir comme elle. Je veux une vie normale. Je veux avoir une famille et des enfants. Je veux avoir des petits-enfants. J'veux pas crever dans la quarantaine.

Retiens-moi sur terre.

Pas de commentaire, ni de mails SVP sur ce sujet. Juste besoin de l'écrire.

01 novembre 2004

Bientôt

Le 10 novembre et bientôt 7 ans. Cela semble si loin et paradoxalement si proche.
D'un commun accord implicite, nous ne nous sommes pas rendus là-bas. Il avait mal. Moi aussi. Et j'aime pas les obligations.

Elle sait que je pense toujours à elle.

26 octobre 2004

Mes rêves

quelque peu vénaux :
Je fais ma lettre au papa noël en avance, parce qu'en définitive, je ne suis encore qu'une enfant qui veut croire aux miracles :)

Un ensemble bibliothèque de chez Ikea 311 euros
Une imprimante pour éditer mes écrits et les retravailler
A. Nothomb, Biographie de la faim
Accessoirement un épilateur (quoique pour moi, ce n'est pas le plus urgent)

Je viens de finir de lire Evguènie Sokolov de S. Gainsbourg. Tordant de rire! Je vous le recommande vraiment. C'est l'histoire d'un pétomane... Je riais toute seule dans le métro parisien. On me regardait étrangement, mais je m'en fous.

Et au quotidien, je n'ai toujours pas de connexion internet et comme je serai en vacances la semaine prochaine, je ne ferai que des apparitions furtives, snif!


25 septembre 2004

Faire du ménage

Au propre comme au figuré!
Me prendre la tête ce week-end, me laver le cerveau pour déterminer ce que je veux vraiment et accepter les conséquences de mes actes.
Etre DETERMINEE.

Résolution : mais j'arrive pas (à éditer le wiki) : je ne viens pas au prochain Paris Carnet (c'est sur) peut être même plus jamais... (je dis cela maintenant, on verra).

11 septembre 2004

Pas top

Envie de m'assoir dans un coin, de me faire toute petite, de cesser de manger et de fûmer clope sur clope.
De me terrer dans le noir comme une bête apeurée. De ne savoir plus parler, ni entendre, de pleurer aussi si j'y arrivais.
De ressentir un peu d'émotions mais des belles.
Marre de moi. Marre d'être comme ça.
Du silence dans ma tête, du silence... Dire STOP! Merde!
Je suis perdue...
J'aime pas mon côté égoïste et possessif. J'aime pas mon introversion parfois. J'aime pas être cyclothymique. Non. J'aime pas.

Questionnement

Ce matin, je me réveille tôt. Trop de cauchemars malgré les anxyolitiques.
57,6kg.
Il y a une sorte de jouissance fallacieuse qui s'immisce en mon esprit malgré moi, tout en voulant paradoxalement la combattre.
Entre auto-destruction et construction personnelle qui me pousse en avant.
Je n'ai jamais entrepris autant de démarches effectives qu'à l'heure d'aujourd'hui.
Cela reste un combat personnel sur lequel nul n'aura de prise sauf moi. Avec un peu d'aide extérieure. Et les RDV sont pris. Reste à attendre. Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage...

Pour moi-même : cette semaine va s'avérer décisive!