16 novembre 2004

A sa demande

ETRE EVINCE SANS SOMMATION,

 

Cela est si facile de disparaître du cœur d’une personne qu’on aime.

Celle-ci vous abandonne ! Vous êtes atteint, telle une partie de Touché Coulé,

Le dernier missile est en A2, dit autrement « adieu », vient vous faire sombrer

Dans le néant le plus total, les Abysses de la vie sentimentale.

 

Je suis furieux, mais je ne peux lui en vouloir car si elle a trouvé son paradis ailleurs,

Qu’importe puisque je la sais partie pour un bonheur que je lui souhaite…

Texte écrit par R.

Je suis sincèrement désolée...
Je ne sais que rajouter.

02 août 2004

Inévitablement

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"C'est comme une épine dans le coeur. On a pas la patience de découvrir si elle vient de la tige d'une rose ou si elle vient des ronces. Alors sans ménagement, on l'ôte".

On prend des airs distants, la voix devient glaçée. C'est un été givré.

On foule les sentiments sur notre passage comme les grains de sable gênants.

On ne comprend plus la pesanteur de nos pas, on l'attribue à l'air du temps qui ne va pas.

La chaleur cogne sur nos têtes, moins que sur le coeur. On cherche un peu d'air frais, on va respirer ailleurs.

Du moins, on y croit.

Pour se dire tout bas qu'on a fait le bon choix même si je n'y crois pas.

Mais sache qu'ici bas, je reste là pour toi malgré mes faux pas.

Je parle mais mes mots sont morts. Ce sont des bulles de savon. Aseptisés et propres.

Ils éclatent au contact de l'air.

J'avais un carnet à peine rempli, "Pur hasard".

Les pages resteront vides. Personne n'y écrira.

Plus.

I close my eyes, I close my heart.

I want to believe in life but I doubt all the time, all the time...

From where does this pain come?

D'ou vient cette douleur?

Je laisse les mots de la fin à Schopenhauer : "Ce n'est plus souvent que la perte des choses qui en enseigne la valeur."

27 juillet 2004

It's so hard sometimes

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Elle n'a envie de rien Elle est ailleurs... Elsewhere Son sourire se fait difficile Et ses larmes veulent couler Elle n'arrive pas à faire semblant que tout va bien Elle continue d'avancer, elle se demande parfois à quoi bon? Mais elle persévère, le sourire en moins, les rires en suspend. On lui dira : "te laisse pas aller" Elle dira : "je sais" Et elle continuera, encore et encore Mais elle ne sait jusqu'où se trouvent ses limites. Vide... Au milieu des rires, étrangère aux sourires des autres

25 juillet 2004

Déjà, il me manque.

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J’espère qu’il comprendra que c’est pour nous que je le fais. Pour nous donner une chance.
Que ce serait un autre, je ne serai déjà plus là.
Ce choix est le plus beau cadeau que je puisse lui faire.
Pour nous laisser le temps.
Le temps décidera de la suite.
Le temps pour lui.
Le temps pour moi.
Le temps pour nous retrouver chacun de notre côté.
Le temps pour nous aider.
J’espère qu’il comprendra que je suis différente de ces autres. Que dans l’équation, j’intègre deux données.
Je ne le fais pas de gaieté de cœur. Il m’a fallu ma dose de courage et ma lucidité.
Je veux qu’il pense à lui. Je veux régler certains de mes problèmes sans qu’il en ait à supporter les effets. Ils sont miens et je suis seule à pouvoir y faire quelque chose.
Cela aurait été égoïste de lui demander d’être là quand chacun de nous deux avons tant à faire.
Le temps nous dira ce qu’il nous réserve. Si une suite sera à donner.
Parce que je veux que cela soit beau.
Parce que nous le méritons l’un et l’autre.
Parce que je ne veux recommencer les erreurs d’hier et qu’il était encore temps de tenter quelque chose pour ne pas se perdre.
Peut-être le comprendra t-il.
Peut-être m’oubliera t-il.
Je prends ce risque.
Pour demain.
Pour y croire.
Pour espérer.
Il sera absent dans mes journées. Il sera le compagnon de mes rêves.
Je dessine ce soir à l’encre des étoiles le vœu de le retrouver.
J’inscris mes désirs dans l’air en suspend. Je ferme les yeux et souhaite ne pas m’être trompée dans ce choix.
Parce que j’ai envie d’y croire. Pour demain...
Je vais faire un long songe et me réveiller à ses côtés.
Prends soin de toi petit ange...

09 juillet 2004

Ses silences

me laissent inquiète. Je sens la faille dans sa voix quand il me dit que tout va bien. Je me sens alors inutile car il se tait. Je me heurte aux portes de son âme parfois.
Et je me dis que c'est peut-être à cause de moi. J'ai toujours eu cette facheuse habitude de culpabiliser pour un rien. Par habitude. Et on sait combien il est difficile de se défaire de ses mauvais réflexes.
Il est loin de moi ce soir.

Je ne suis ni ange, ni fée. Je ne suis qu'une fille égarée dans un monde qu'elle ne saisit pas tout le temps.
Je me prends souvent à rêver d'une autre réalité car celle-ci m'incommode souvent. Je me mens consciemment pour un instant.
Je ne sais quelle doit être la bonne attitude. Je ne sais si j'agis comme il faudrait. Je n'ai pas découvert le secret de l'existence s'il en est un.
J'essaie juste de faire de mon mieux et il n'est pas souvent à la hauteur de mes attentes. Peut-être, mets-je la barre trop haute, vouloir atteindre l'excellence pour avoir un passable.

Je ne suis pas parfaite, je regorge de mille défauts. Oublieuse, un peu vaniteuse, parfois trop franche, trop rêveuse, égocentrique, fumeuse, laxiste, fainéante...
Je vis tellement dans un autre monde que je passe à côté d'un bon nombre de choses. Par manque d'attention.

05 juillet 2004

Pour les soirs où mes bras cherchent en vain sa trace...

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Apprends-moi à lire tes sourires
Apprends-moi à déchiffrer tes soupirs
Dessine-moi à l’aquarelle de l’arc-en-ciel tes désirs
Dessine-moi au feu de tes yeux ton empire

Apprends-moi sincèrement à aimer
Apprends-moi finalement à recevoir
Apprends-moi autrement à donner
Apprends-moi simplement à y croire

Dessine-moi un fantôme de toi
Qui le soir sera là à ta place
Garder pour moi cette unique trace
Un double de toi quand tu ne seras pas là

Et quand je m’enfuis, serre-moi plus fort
Quand je tremble, aime-moi encore
Quand je me tais, souris-moi alors
Et quand je ne réponds plus, dis-moi « encore »

Rassure-moi systématiquement quand je pleure
Crois-moi entièrement quand je meure
Enserre-moi lentement dans ta chaleur
Pour que toujours authentiquement je demeure

Apprends moi à t’aimer comme une damnée que je suis déjà,
Je l’avoue à peine tout bas, crois-moi !
Chuchote-moi ces mots qui ne se disent pas,
Torture-moi pour les choses que je ne dis pas.

Il faut me bousculer, mon ange, parfois,
Parce que je ne sais pas.
Il faut me regarder des fois
Parce que je cache tout au fond de moi.

J’aimerais savoir faire,
J’aimerais tant te plaire,
Mais je ne sais plus faire,
Apprends-moi à ne plus me taire.
Rends-moi mes chimères.

Je ne sais qu’écrire,
Plutôt que dire,
Alors que parfois,
Il vaut mieux le son de la voix,
Pour nos au-delà,
Et pour les « il était une fois ».

Alors je raconte,
Ce que dans les contes,
Nos yeux enfantins,
Nos regards clandestins,
Lisaient jusqu’au mot fin.

« Il était une fois »
Toi et moi,
Un accord à deux mains,
Qui se cherchaient des lendemains,
Deux chemins qui mêlent leur destin,
Et ne veulent du mot fin.

« Il était une fois »
Une fée égarée,
Qui avait tant à donner au preux chevalier à l’armure étoilée,
Qu’elle ne savait comment entamer cette valse partagée,
Sans cesser de chercher à se protéger.

Elle aimerait remettre son cœur en écrin
Dans ces courageuses mains,
De celui qui demain, serait son samaritain,
Et croiser étroitement leur chemin.

Elle pourrait dessiner sur des bouts de papier,
Ses rêves avinés par les stériles soirées
Où elle tendait à trop espérer en cette douce destinée.

Alors elle écrit
Dans le creux de la nuit
Sa douceur, son ennui
Le manque de celui
Qui comble ses envies

Alors elle espère en lui

Elle rêve de réciprocité
De sentiments partagés
D’amour exalté et de volupté.

04 juillet 2004

En altitude...

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Apprends-moi à dormir sans toi, apprends moi à rire sans toi. loin de toi, je reste le fantôme de moi. La flamme de ma vie se rallume qu'avec toi. Alors, je me tourne vers les étoiles et les prie de m'apporter le sommeil pour me rapprocher de toi. Pour te toucher dans mes rêves.

Ma douceur, je reste sans voix... Garde ma place près de toi, nous allons nous retrouver très vite au travers de nos songes.

Je contemple ta place déjà. Elle n'attend que toi. Surtout ne te tais pas, j'aime le son de ta voix.

Il m'appelle...

En aparté, je lui fredonne une chanson, une rime à partager dans une simple et belle union

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Je n’ai pas de réponse à apporter, ni de demande à formuler. Ce qui est, demeure. Et cela n’appartient à personne de le changer. Ce serait un doux leurre auquel il n’est pas bon d’espérer. Puisqu’il est stérile et vain.
Longtemps j’ai cru trouver une réponse en l’autre, en les autres plutôt. Alors que cela est en moi. Je ne veux plus faire porter à autrui ma quête. C’est un chemin qui n’appartient qu’à moi seule. On peut certes me reprocher ma distance et mon indépendance. Pourtant, elles sont ma force. Elles sont ce qui me permet de donner.
Je n’ai nulle solutions à démontrer ou à proposer. Je crois que tout cela reste unique à chaque personne. C’est un chemin que je me dois de suivre car il est en adéquation avec ce que je suis.
Maintenant, rien de ce que je fais ou ne fais n’a de préméditations quelconques, n’a de calculs savants destinés à parvenir à de puériles finalités égoïstes. Mes silences n’en sont pas.

Ils sont de doux murmures de mon âme auxquels il faudrait prêter une oreille attentive. Alors on entendrait le chant d’espoir qu’elle dégage et qu’elle veut propager. On sentirait la chaleur qu’elle émet en chaque seconde qui passe.

Tu saurais que ma distance parfois est destinée à t’épargner d’éléments exogènes.

Et si elle s’enferme dans sa bulle de verre certains soirs, tu verrais dans la clarté de la lune le dessin fragile d’une porte dérobée qui n’a qu’un seul visiteur autorisé.

Je désire me construire une vie qui répondrait à mes attentes les plus enfouies. Pour cela, il me faut encore un peu me découvrir. L’essentiel est déjà mis à nue. Quelques souterrains n’ont pas encore été explorés peut-être mais je sais aujourd’hui ce qui me remet en équilibre pour reprendre ma route sans but précis autre que celui d’être heureuse.
Et cette route est à deux voies : une partagée, une solitaire. Les émotions s’échangent, les quêtes restent personnelles.

Tu saurais que ce que je fais est un peu pour nous aussi.

Je me ressource seule pour te donner le meilleur de ce que je suis à toi, à mes amis. Parfois, je faillis. Mais, tel le pèlerin obstiné, je me relève avec encore les meurtrissures comme témoignage et je marche vers la lueur des étoiles qui sont mes repères éternels. Je crois en la magie des astres, au bruissement de la nature, aux sensations qui touchent le cœur de qui sait recevoir.

Dans mes silences, je te tends ma main comme preuve de notre union. Tu sais que mes yeux sont le reflet de mes émotions.

Mon visage est un livre ouvert à qui prend le temps de le déchiffrer. Mes lèvres n’ont pas besoin de mots à chuchoter quand mes yeux sont là pour s’exprimer. Tout mon être conspire à la sincérité. J’ai laissé de côté la duplicité et les jeux dangereux des choses calculées. Seul le temps me manque parfois pour écrire mais je n’ai pas à m’excuser.

Tu saurais que mes sourires sous la lumière des bougies n’ont qu’un seul destinataire, que mes rires sont le fruit de mon bonheur dont tu entres dans une des composantes, que mes bras n’enserrent avec autant de tendresse qu’une seule et unique personne.

La vie nous oblige à tenir plusieurs rôles, à revêtir plusieurs masques. On fait alors la part des choses pour ne pas oublier de se changer avant d’entamer une autre partie. Le jour, je suis celle qui se penche sur ses dossiers avec rigueur et obstination, elle étudie parfois pour son avenir avec sérieux.

Puis devant lui, elle ôte tous les masques pour lui laisser voir son être dans sa nudité imparfaite. Elle tremble aussi un peu de le décevoir. Mais elle tient à être sincère. Pour lui. Parce que si elle ment encore, elle se perdra. Elle ne le veut plus.

Je n’ai pas d’autres preuves à donner que celles-ci et c’est beaucoup plus que ce que peuvent donner d’autres.

De l'amour, de l'amour, tous les jours, tous les jours... Mon amour.

Emotions partagées

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Tu as le sourire qui voile ta détresse. Une phrase lâchée en écho à des paroles chantées. Ta demande est simple et vaine.
Tu gardes le sourire sous le voile de ta tristesse.
Sensible, mes larmes ne se contrôlent plus.
Je ne peux rien pour toi, je suis en détresse face à ta requête.
J’aimerais tellement pouvoir faire quelque chose pour te soulager.
Quelle chose de plus normale que demander l’amour d’un être cher qui n’est plus ? Quelle chose de plus de normale que d’appeler l’amour d’un être cher quand celui-ci nous manque malgré tout ?
J’aimerais pourvoir faire quelque chose pour te soulager.
Ta force du moment m’a ému. Merci à toi d’être ce que tu es et merci à elles qui nous ont permis d’être autrement que celles qu’elles ont été.

27 juin 2004

Je respire...

Il va bien. Juste parti faire du vélo sans son portable. Dieu que j'ai eu peur. Tous les scénarios ont défilé sous mes yeux.
Merci Vendredi et Mike :) Du fond du coeur.
Merci surtout mon très cher ami. Sans toi, je ne sais ce que je ferais.
Une chose est certaine maintenant pour moi. Profiter de chaque jour comme si c'était le dernier!
J'ai déjà perdu ma mère sans que je n'aie le temps de lui dire que je l'aimais. Pas une deuxième fois.