16 novembre 2004

Déjouer les mauvais sorts, les sortilèges

Il m'arrive tellement de belles choses que j'appréhende malgré moi le moment où l'on me présentera l'addition comme s'il existait un quota à ne pas dépasser sous peine de surtaxe.
Peut-être, la balance a t-elle suffisamment penchée du mauvais côté pour que l'équilibre puisse se rétablir, ou bien, peut-être n'y existerait-il pas de juste mesure entre les deux et je serais alors condamnée par avance à ne toucher que du doigt cette félicité. C'est sûrement mon côté mélodramatique qui ressort (hum, c'est pour cela certainement que j'écris des nouvelles qui finissent mal - à croire qu'il n'y a que celles-ci qui soient belles).
J'ai toujours cette petite boule d'angoisse (toute petite voire mmoribonde, elle ne lâche prise) au creux du ventre quand je me berce à l'idée de douces sensations.
Je remets en cause le mérite que j'aurais à y prétendre, c'est bien malgré moi. Comme si de vilaines sorcières s'étaient penchées sur mon berceau pour me jetter quelques mauvais sorts.
On ne m'a jamais appris à y croire... Peut-être suis-je injuste en disant cela. Je ne sais pas.
Alors, j'aimerais, le temps d'une soirée, devenir une vraie fée et lancer une incantation de protection pour l'éternité.

29 octobre 2004

Rêve d'évasion

J'aime les gares. J'aime entendre les annonces faites au haut parleur : "le train n° 20567 en direction de la Rochelle va entrer en gare". Ecouter en déambulant dans la foule les mutiples destinations qui me laissent rêveuse. Au milieu de cette multide, on n'est jamais autant anonyme. Libre de rester là à contempler de longues minutes le tableau d'affichage, à peine bouculée par les voyageurs pressés. Ils ont acquis les reflexes adéquats pour se mouvoir rapidement, effleurant à peine leur congénère, vers la direction choisie, le but ultime à atteindre en un temps record. Je suis sûre qu'ils connaissent, pour les grands habitués, combien de minutes il faut pour aller du point A au point B. Timing parfait sauf aléas des transports urbains ou de circulations trop denses. Et au milieu, je rêve. De sauter dans un train, vers une région lointaine, voir ailleurs. Cela fait bien longtemps que je n'ai quitté l'Ile de France. Encore que, c'était bien souvent pour prendre l'avion. Destination Cuba, l'Egypte (pays chéri), la Grèce... Des voyages manqués aussi.
Je me suis fait un serment aujourd'hui. Une pensée fulgurente qui m'a saisie ce matin, dans le métro. L'heure des contrées lointaines n'est pas encore arrivée. Encore quelques années. Des choses à concrétiser. je m'évade autrement.
Des projets pleins la tête, des rêves éveillés, des serments à tenir...

Vu: Carnets de voyage(magnifique! Quel acteur!!! D'une beauté stupéfiante et de la candeur à foison)
En cours de lecture (et bientôt fini): A. Nothomb, Biographie de la faim (Ca fait plaisir de constater qu'on peut être étrange et l'assumer)
Vu : concert de Beethova Obas (merci Alex)
Demain: Banque (beurk), Grand marché de l'art contemporain à Bastille
Puis week-end familial (j'aimerais bien aller au cimetière lundi avec mon père, pour arranger la tombe de maman qui est délaissée... Je sais bien que le jour des défunts est le 2 novembre et non le premier, mais bon... Je penserai à elle. D'autant que le 10, cela fera 7 ans qu'elle nous a quittés).
Je ne sais quel livre je vais entamer ensuite :) Boulimique de lecture! Gniarc!!!