29 mars 2005

Relais littéraire

De retour de vacances, désespérée de revenir travailler, je rattrape mon retard de lecture de blogs et prends le relais laissé par Captain Navarre

Combien lisez-vous de livres par an ?

Heu, je dirai une moyenne de 5 livres par mois. Cela fait une soixantaine par an. En fait, cela dépend du nombre de pages du livre et de la taille des caractères... bref, c'est une moyenne.

Quel est le dernier livre que vous ayez acheté ?

 Je n'achète jamais un seul livre, mais au moins 5 (en collection de poche, folio, 10/18...) et plusieurs fois par an :
De ceux dont je me souvienne  :
Tom Wolfe, le bûcher des vanités
Charles Bukowski, Pulp
Colum McCann, Danseur...
Et pour offrir : Noirs dans les camps nazis de Serge Bilé.

Quel est le dernier livre que vous ayez lu ?

Primo Levi, Si c'est un homme (une re-re-relecture)
Et en cours de lecture : le bûcher des vanités (j'en suis à la page 644 sur les 919 pages du livre)

Listez 5 livres qui comptent beaucoup pour vous ou que vous avez particulièrement appréciés :

Dernièrement, 1984 de Georges Orwell - terrifiant de réalisme -
Sinon, Knock de Jules Romain pour rire,
Pour la beauté des phrases : E. Rostand, Cyrano de Bergerac
Pour l'horreur et la prise de conscience : Primo Levi, Si c'est un homme
Pour la condition humaine : Zola, l'assommoir

Question difficile :)

A qui allez-vous passer le relais (3 blogs) et pourquoi ?

Sub a roues parce qu'il n'aime pas trop lire et pour voir comment il va s'en sortir :)
Dokho (qui n' a pas de blog mais dont j'aimerais connaître l'avis - par mail)
Thom s'il na l'a pas déjà eu

07 mars 2005

PAUSE LECTURE : BRAMLY, ATWOOD, BEIGBEDER...

Livres lus en février 2005

Serge Bramly, Le voyage de Shanghai***
Voyage initiatique au coeur de la ville chinoise narré entre impressions, anecdoctes, faits historiques et histoires plaisantes comme celle de cette femme qui durant son trajet en métro s'étonne des passagers lui cédant en rigolant une place assise,et, sur son dos, collé à sa doudoune, un mot de son mari "soyez gentil avec mon épouse qui est enceinte". Shanghai dépeinte dans sa complexité avec simplicité, un envol au gré des pages noircies en caractères d'imprimerie. Quelques photographies au coeur du livre donne un aperçu furtif de la ville (exposition des photographies de l'auteur, galerie Rambert, jusqu'au 9 mars)

Margaret Atwood, La voleuse d'hommes**
D'un côté, trois femmes, Tony, Sharis, Roz, et trois hommes, West, Billy, Mitch. De l'autre, une seule mais la plus terrible : Zenia. Intriguante, mystérieuse, maléfique qui a pour unique jeu celui de voler l'homme de l'autre. Des figures complexes empreintes d'un réalisme saisissant, un soupçon de maléfisme, des faits de vie et ce roman de 650 pages prend forme. Pas de beaux sentiments ou de lyrisme malvenu. Un régal.

Frédéric Beigbeder, Mémoire d'un jeune homme dérangé*
Le premier livre de cet auteur connu. Pas le meilleur mais pas le pire non plus (désolée, mais j'ai dû interrompre la lecture de "nouvelles sous ecstasy" par manque d'intérêt). Un livre qui se lit vite. Seul bémol (personnel), les jeux de mots récurrents qui alourdissent la lecture (mais ce n'est que mon point de vue).

Susanna Kaysen, Une vie volée**
Cette fille pourrait être vous, elle pourrait être moi. Récit autobiographique de son séjour de près de deux ans en hôpital psychiatrique à la fin des années 60. Terrifiant.

Corinne Maier, Bonjour paresse**
Pamphlet récent et médiatisé sur le monde de l'entreprise et de ses travers. Typologie de ses composantes humaines et de ses discours redondants. Note personnelle : ce récit peut très facilement être transposé à l'administration qui utilise les mêmes méthodes et génère le même genre d'individus (le salaire en moins).

Georges Orwell, 1984***
Pour l'anecdocte : le titre 1984 est une simple inversion des deux derniers chiffres de sa date de publication.
Big brother, vous connaissez? Il vous regarde, oui, vous, là derrière votre écran.
Fiction prophétique de l'avenir dans ses pires aspects qui avec le recul que nous en avons maintenant n'est pas si loin de la vérité.

17 septembre 2004

Cela se passe de commentaire

"- Et Céline?
- Ah, Céline a tout : plume de génie, grosses couilles, grosse bitte, et le reste.
- Le reste? Que faut-il encore? Un anus?
- Surtout pas! C'est au lecteur d'avoir un anus pour se faire avoir, pas à l'écrivain. Non, ce qu'il faut encore, c'est des lèvres
- Je n'ose vous demander de quelles lèvres il s'agit.
- Mais vous êtes infect, ma parole..."

[...]

" - Que vous êtes trivial ! Et puis, qu'est-ce que ça prouve? Des emplois vulgaires ne viennent pas contredire des emplois nobles.
- La masturbation est-elle un emploi noble de la main?
- Et comment! Qu'une simple et modeste main puisse à elle seule reconstituer une chose ausi complexe, coûteuse, difficile à mettre en scène et encombrée d'états d'âme que le sexe, n'est-ce pas formidable ? Que cette gentille main sans histoire procure autant (sinon plus) de plaisir qu'une femme embêtante et chère à l'entretien, n'est-ce pas admirable?..."

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De jolies joutes verbales tendancieuses au long du roman...


Amélie Nothomb, Hygiène de l'assassin


NB : > bite ou bitte
(nom féminin)
[familier] verge, pénis (les deux orthographes se vérifient)