30 janvier 2005

Echanges

- J'aime ta candeur.

- C'est vrai?

- Oui. J'ai perdu la mienne.

- Ca reviendra.

- Non, c'est comme l'innocence : une fois perdue, on ne la retrouve plus.

- Ca se travaille.

- Non. Ca serait alors artificiel. Je ne veux pas être artificielle.

29 janvier 2005

Ca fait plaisir!

----- Original Message -----
From: "Serge Bramly" <XXX@XXX.com>
Sent: Friday, January 28, 2005 4:18 PM

Merci pour ce que vous dites de moi. Je suis heureux que vous ayez
apprécié ma petite communication sur Léonard. Serge Bramly

Cf ma note

13 décembre 2004

Mots d'enfant

-"Alors, tu vois, lui dit sa maman, au collège tu as un professeur par matière.

-Un profecheurrrr par matière???

-Oui, tu as un professeur pour le français.

-Ah, c'est pour écrire ça!

-Un professeur de maths,

-Un professeur de... MUSIQUE?

-Oui.

-Et de peinture?

-Oui.

-Et un professeur de goûter! Sur un ton plus qu'affirmatif.

-Euh, non, en fait..."

* ¤ *

L'enfance est cet âge délicieux teinté d'innocence et de foi en autrui. L'enfant, dans la chaleur des bras de sa maman, voit ainsi tous ces problèmes s'envoler par magie, le temps d'une étreinte.

Mais il arrive parfois, qu'une fois adulte, l'enfant oublie qu'il fut enfant et qu'alors ses soucis revêtaient autant d'importance que ceux des grands.

Je n'ai oublié aucun de mes maux enfantins. Et je me suis fait une promesse : ne jamais sous-estimer le chagrin d'un enfant sous pretexte qu'il serait moins important que les miens d'adulte.

18 novembre 2004

Grands mots pour adultes consentants

Moi : "Putain, c'est le bordel!"

Collègue : "Putain Séverine, putain de bordel de merde, fait chier, les gens grossiers ça me troue le cul! "

Téléphone (ça n'arrête pas) : "Oui bonjour"
Blablabla
"Je vous remercie grandement pour votre collaboration. C'est très gentil de votre part."
Blablabla
"Je vous en prie! Je vous souhaite une bonne après midi"

---

Collègue au téléphone : en attente : "Mais qu'est-ce qu'ils foutent, ils se branlent? C'est fini la pause là! 14h00..."

(Ca décroche) : blablabla

Collègue raccroche : "Bon, elle ne se branlait pas. Enfin, je lui ai pas demandé : Vous voulez de l'aide, envoyez moi une photo... Font chiés!"

Téléphone : "Bonjour Madame. Je vous écoute."
Blablabla
"Nous avons bien cerner votre problème et croyez bien que nous faisons notre possible pour résoudre votre situation dans les meilleurs délais"

---

Putain, c'est dur la vie! Passer d'un champs lexical à un autre! PUTAIN!!!

:)

01 novembre 2004

Constat

Mon père me dépose en bas de chez moi.
Comme tous les jours, sous le porche, traînent les habituelles "racailles-revendeurs de shit et Cie". Comme à l'accoutumée, leurs yeux inquisiteurs détaillent les moindres passants, les plus anodines actions des habitants du quartier; et comme à leur habitude, fusent des remarques et constats subjectifs. (Je suis même sûre qu'ils pourraient faire un compte-rendu de mes allées et venues).
Je prends mes bagages, salue mon père. L'un d'eux - qui dès le premier jour, m'aborda - m'interpelle (pas méchamment):

- Je peux te poser une question?
- Oui
- Elles sont passées tes formes?
- ... Je suis malade
- J'espère que ce n'est pas grave
- Je ne sais pas

Un autre : "C'est pas grave, t'es toujours aussi mignonne"

J'ai souri. Je n'ai pas l'intention de leur raconter ma vie. Mais seulement, cela m'a interpelée. Je ne me rends pas compte de mon amaigrissement hormis par le fait des fringues trop grandes (même le 36 est trop grand) et de mon poids sur la balance (et des regards d'autrui).

On dira que je passe par une phase anorexique non pas dans son cas le plus extrême mais un peu tout de même. Dès que j'aurai réglé certaines choses, je me rendrai dans un service hospitalier spécialisé dans les troubles du comportement alimentaire.

Note pour moi-même : En parler à mon médecin mercredi.

Pas de commentaire - sujet sensible. Merci :)

30 octobre 2004

Les passions sont tellement précieuses, qu'il faut les cultiver avec douceur

J'adore cette chanson des charts :) Elle est tout simplement magnifique!
Et ce que j'aime, c'est cette petite étincelle qui donne à certains la force d'y croire vraiment fort et d'atteindre leurs rêves. Quelque soit le domaine de prédilection (que ce soit en musique, en danse, en peinture, en maths, en politique...)

Ecrire est vicéralement ancré en moi malgré la syntaxe hésitante. Quand tout va mal, je pense aux mots et ils coulent sur les supports à ma portée. Un dos de magasine, un tract ramassé, un livre (hum, oui, j'écris sur les livres mais au crayon à papier). J'écris n'importe quand... Peu importe en fait, il faut que cela sorte.

Ces passions sont tellement précieuses et rares. C'est une chance magnifique d'avoir des sujets qui animent autant nos êtres. Nos vies s'en trouvent tellement remplies que l'on a l'impression parfois d'imploser sous tant d'envies à combler. Le temps se fait précieux. On court à ce que l'on aime. Et on en redemande encore. Sans cesse. Il n'y a pas de reste.

Mon livre me tient à coeur malgré le temps qui me fait défaut. Il prendra le temps qu'il faudra. Je le ferai car le fait même qu'il tend à prendre forme m'emplit d'une force nouvelle.

Ce week-end, j'emmène mon PC chez mon père pour organiser un peu mes écrits, les ranger, en dactylographier certains qui ne sont que sur papier. J'ai le titre déjà. Deux mois de réflexion pour cela. Le corps est en gestation, quelques membres se dessinent. Peut-être disparaîtront-ils... peut-être. L'écriture change avec le temps aussi. Peut-être en faire deux. Je ne sais. Je me laisse seulement porter par mes émotions puisant ça et là des idées. Une expo, une conversation, une lecture, des propos entendus...

Et là, place à la chanson:


Là tes cheveux qui me frôlent
Mon visage sur ton épaule
Donne moi de ta chaleur
Contre ta peau sur ton cœur

Toi si fragile et si belle
Emmène-moi sous ton aile
Je veux que tu me protèges
Du mauvais sort des sortilèges

Tous nos démons nos délires
Pour le meilleur et même pour le pire
Le pire, je n'en ai pas peur

Je deviens fou je deviens fort
Je suis déjà soûl j'en veux encore
Encore, que tu m'aimes encore

Comme un animal blessé
Lèche-moi le bout du nez
De mes cauchemars de mes rêves
Réveille-moi du bout des lèvres

Sans le savoir d'un sourire

Tu me touches je te désire
Là ton ventre qui palpite
Sur des vagues d'eau bénite

Tous nos démons nos délires
Pour le meilleur et même pour le pire
Le pire, je n'en ai pas peur

Je deviens fou je deviens fort
Je suis déjà soûl j'en veux encore
Encore, que tu m'aimes encore

Tous nos démons nos délires
Pour le meilleur et même pour le pire
Le pire, je n'en ai pas peur

Je deviens fou je deviens fort
Je suis déjà soûl j'en veux encore
Encore, que tu m'aimes encore
Encore

12 octobre 2004

Des mots et des mots sans sens

Une histoire qui n’est pas une histoire, des chassés-croisés de gens, des réminiscences de l’enfance, des repères éphémères, des pis-aller fugitifs, une boulimie obsessionnelle de mots, une quête grandissante de son être et de paraître autre qu’elle n’est...
De la musique à foison, des lectures à profusion, des discussions à l’unisson, des cours qui s’enchaînent, le temps qui fuit en avant...
Une lucidité exacerbée sur autrui, sur elle aussi, ça fait mal, mais y’en a qui s’en foutent.
Et comme ce soir, je fais dans la complaisance morbide, je publie un écrit qui sera dans mon livre (et pour une fois, contrairement à mon habitude sur les textes amers, je laisse les commentaires ouverts même si cela n’appelle pas d’écho).

Anorexie

Insidieuse et vicieuse, pernicieuse et vaniteuse. Elle s’immisce lentement, modifie et le comportement et la perception corporelle de soi.
Elle a déjà traversé cette période au cours de sa vie. Elle y repasse pour la troisième fois.
Manger peu, l’envie de vomir ses entrailles à chaque mastication supplémentaire, mais se battre contre cette destruction programmée et torturée.
Elle souffre de cette dualité entre la vie et la mort à petit feu. Elle souhaite ardemment s’en sortir, cercle vicieux infernal mais elle se perd dans le labyrinthe de son esprit massacré. Plus d’envie, plus de plaisir, se priver, s’imposer cette souffrance comme repentance pour les maux qu’elle inflige. A qui ? Elle ne le sait. Pourquoi a t-elle pris sa vie en otage, monnaie d’échange contre quoi ?
Elle n’est pas ascète pourtant. Elle aime l’ordre mais le chaos règne dans sa tête et la martèle sans cesse.
Ca tambourine dans son cœur, ça cogne dans son âme. Elle n’agonise pas grâce aux substances chimiques de ses anxiolytiques et anti-dépresseurs. Tout est neutre. sans vie. Morne et terne. Compensation à sa cyclothymie avérée.
Elle appuie sur le bouton Exit. Fume à s’en donner mal à la tête cherchant à accélérer le processus enclenché d’autodestruction.

Et maintenant, je vais étudier un peu ;)


08 octobre 2004

Aphorisme

La renommée fait la reconnaissance de ses pairs et compères.
L'argent aussi.
Et il se trouve suffisamment d'hommes pour venir s'y agglutiner, telles des abeilles affamées.

Bof! Un aphorisme qui me traversa l'esprit hier soir en me rendant à mon cours d'économie mené par un énarque. Et mes a priori négatifs furent vite remis en cause par l'attitude déjantée de l'homme en question. Point de condescendance, de regards hautains pour les débutants que nous sommes en ce domaine. Bien au contraire. J'adhère à sa vision de l'administration! C'est dire!!! (et pourtant j'en fais partie).

NB: ma thérapie sera dans l'écriture d'un livre à but incertain. L'écriture en elle-même me suffit déjà et me comble de part son existence.

Anagramme

Enivrées est un anagramme de mon prénom. Merci Dokho :)
C'est bien vu! Et j'aime tant la langue française même si je reste encore néophyte...

10 août 2004

Ma lumière intérieure...

se_sentir_bien

Pour la quiétude que j'ai acquise
Pour les amis qui m'accompagnent
Pour la vie que je me suis promise
Aucun regret, aucun remord...

Pour tout ce que je veux de beau