
"C'est comme une épine dans le coeur. On a pas la patience de découvrir si elle vient de la tige d'une rose ou si elle vient des ronces. Alors sans ménagement, on l'ôte".
On prend des airs distants, la voix devient glaçée. C'est un été givré.
On foule les sentiments sur notre passage comme les grains de sable gênants.
On ne comprend plus la pesanteur de nos pas, on l'attribue à l'air du temps qui ne va pas.
La chaleur cogne sur nos têtes, moins que sur le coeur. On cherche un peu d'air frais, on va respirer ailleurs.
Du moins, on y croit.
Pour se dire tout bas qu'on a fait le bon choix même si je n'y crois pas.
Mais sache qu'ici bas, je reste là pour toi malgré mes faux pas.
Je parle mais mes mots sont morts. Ce sont des bulles de savon. Aseptisés et propres.
Ils éclatent au contact de l'air.
J'avais un carnet à peine rempli, "Pur hasard".
Les pages resteront vides. Personne n'y écrira.
Plus.
I close my eyes, I close my heart.
I want to believe in life but I doubt all the time, all the time...
From where does this pain come?
D'ou vient cette douleur?
Je laisse les mots de la fin à Schopenhauer : "Ce n'est plus souvent que la perte des choses qui en enseigne la valeur."

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